Editorial - June 8, 2022

Guest List : Interview avec Nathanaël Koffi

This article is part 12 of 11 in the series: Guest List

Instagram représente une mine d’or d’artistes créatifs en tout genre et Nathanaël Koffi en fait partie ! Son univers jovial, riche en couleurs, inspiré par l’Afrique et ses merveilles, m’a vivement interpellé sur la toile. C’est ainsi que je l’ai contacté pour lui proposer une interview et quelques semaines plus tard, on se rejoignait au Jardin des Tuileries pour un entretien à l’image de son art : coloré, réfléchi et unique !

Nathanaël Koffi en direct du Jardin des Tuileries – Crédit photo : @cmichalet sur Instagram

Herbby : Comment est né ton amour pour l’Art ?

Nathanaël Koffi : Mon amour pour l’Art est arrivé très jeune, vers 10 ans, à travers le foot. Je dessinais les maillots et je rangeais mes illustrations dans un gros classeur que j’ai encore, d’ailleurs. Les maillots de foot m’ont mené vers les couleurs qui me fascinent encore aujourd’hui. Ma grande soeur m’a également inspiré parce qu’elle touchait à beaucoup de choses que j’ai pu suivre et explorer de loin.

Sinon, pour parler de ce que je fais aujourd’hui, j’ai commencé à peindre des planches de skate il y a quelques années. Mon ex faisait de la peinture, j’étais beaucoup inspiré par Instagram et des contenus que je voyais sur l’Afrique, des oeuvres d’artistes etc et j’avais aussi envie de peindre des patterns que je voulais mettre sur mes propres vêtements. Du coup, j’ai récupéré des boards auprès d’un ami qui en stockait pour ses activités et je me suis lancé !

Stüssy x Birkenstock Boston Clog “Dusty Pink” aux pieds de Nathanaël Koffi – Crédit photo : @cmichalet sur Instagram

H : Comment définis-tu ton Art ?

NK : Je le définis comme très abstrait, jovial parce que les couleurs que j’utilise égayent et réfléchi, pour les compositions que je développe.

H : Quelles sont les inspirations qui t’aident à développer ta créativité ?

NK : Je m’inspire d’énormément de choses qui peuvent être à des années lumières les unes des autres. L’Afrique m’inspire beaucoup : son Histoire, ses couleurs et les souvenirs d’enfance que j’ai, notamment en Côte d’Ivoire. Mon entourage m’inspire au quotidien, ainsi que les formes et plein d’autres choses !

Board peinte par Nathanaël Koffi en janvier 2022, avec des patterns de couleurs vives et chaudes – Crédit photo : @cmichalet sur Instagram

H : Tu exprimes ta créativité sur tout type de médiums : du tableau à une voiture, en passant par une maison ou encore des vêtements. Quel est le médium que tu n’as pas encore exploité sur lequel tu aimerais performer ? Pourquoi ?

NK : Il y en a plusieurs. À terme, mon objectif est de réaliser une grande fresque sur un bâtiment. Je trouve que c’est une fierté de voir son oeuvre sur une structure immense comme un bâtiment. J’aimerais bien commencer par un building parisien parce que j’adore cette ville, son architecture m’égaye. Sinon, ça me dirait bien de performer sur un bateau, précisément un yacht, ou encore un tank. Ces gros mastodontes me parlent ! D’ailleurs, je compte continuer d’explorer le thème de la voiture, notamment pour ma prochaine expo…

Nathanaël Koffi en direct du Jardin des Tuileries – Crédit photo : @cmichalet sur Instagram

H : En tant que “Color Dealer”, comme mentionné sur Instagram, quelle est ta couleur préférée ou celle qui définit le mieux ta personne ? Pourquoi ?

NK : Le jaune parce que c’est la couleur qui se rapproche le plus du soleil et je suis une personne solaire. Je trouve aussi que le jaune se marie super bien avec les peaux noires.

H : Tu as notamment collaboré avec adidas, Lee Jeans, Sézane ou encore Maison Kitsuné. Quel est le projet dont tu es le plus fier à date ? Pourquoi ?

NK : Déjà, si je repense à l’époque de mes dessins de maillots de foot, je n’aurais jamais pensé pouvoir collaborer avec ces marques un jour. Et quand je regarde mon parcours depuis que j’ai commencé à peindre il y a 4 ans et que tu mentionnes cette liste de structures de renommée internationale, c’est un truc de malade pour quelqu’un comme moi qui part de rien ! Donc en vrai, mon parcours est ce dont je suis le plus fier aujourd’hui.

On set avec Nathanaël Koffi – Crédit photo : @cmichalet sur Instagram

H : Quels conseils donnerais-tu à un jeune artiste qui souhaiterait vivre de son art ?

NK : Je lui dirais d’investir sur lui-même, de ne pas hésiter à faire plein de projets perso dans le but de se développer et de faire grandir son art. Moi par exemple, ça m’arrive de sortir le matin pour chercher des spots atypiques, les peindre, faire une belle photo du résultat final et la partager sur Instagram. Ces initiatives me coûtent de l’énergie et de l’argent mais elles partent d’idées perso sur lesquelles je peux capitaliser par la suite, en termes de visibilité, d’intérêt pour mon travail et d’éventuelles opportunités.

Nike Air Mowabb “Rattan” de 2015 signée par Tinker Hatfield à mes pieds – Crédit photo : @cmichalet sur Instagram

H : Que peut-on attendre de Nathanaël Koffi dans les mois à venir ?

NK : Depuis fin 2021, je travaille sur ma première expo solo que je vais entièrement auto-produire ! C’est mon objectif de 2022, le fait de pouvoir montrer mon travail seul, à un plus grand nombre. Mon exposition “Première” a donc lieu du 9 au 12 juin 2022 à la Galerie au Roi (75 rue de la Fontaine au Roi, 75011 Paris) et il y aura plein de surprises artistiques…

Nathanaël Koffi et sa fameuse board peinte via la technique de l’Impasto – Crédit photo : @cmichalet sur Instagram